Le phare rouge historique de Doëlan dominant le paysage côtier breton sous un ciel bleu.

À Lannion, ce que Charles Josselin laisse à la Bretagne

La disparition de Charles Josselin enlève aux Côtes-d’Armor l’une des figures qui ont porté la Bretagne dans les institutions nationales pendant plus d’un demi-siècle. Dans un hommage publié le 3 septembre 2026, la Ville de Lannion revient sur un parcours où les responsabilités à Paris sont toujours restées liées à un engagement régional.

Signé par Éric Robert, maire de Lannion, le texte adresse les pensées de la ville à la famille de Charles Josselin, à ses proches et à ses compagnons de route. La publication ne précise ni la date exacte ni les circonstances de sa mort.

Du mandat local aux responsabilités nationales

Député, sénateur et ministre, Charles Josselin a également présidé le Conseil général des Côtes-d’Armor pendant plus de vingt ans. Cette succession de fonctions témoigne d’une vie publique menée à plusieurs échelles, avec la Bretagne comme point d’ancrage constant.

Son parcours illustre une conception de l’action politique fondée sur les effets concrets des décisions publiques. Il défend la décentralisation au nom de la capacité d’action des collectivités et place la lutte contre les inégalités au cœur de ses engagements.

Les Côtes-d’Armor, un nom lié à son héritage

Parmi les traces les plus visibles de cette carrière figure le nom même des Côtes-d’Armor, à l’adoption duquel Charles Josselin a contribué. Pour l’hommage lannionnais, cette évolution résume son attachement à une Bretagne consciente de son histoire, affirmant son identité sans se détourner de l’avenir.

Son enracinement régional ne l’a pas tenu à l’écart des responsabilités nationales. Il lui a servi de point de départ pour représenter les intérêts bretons au Parlement, au Gouvernement et au-delà, tout en conservant une proximité avec les lieux et les personnes qui avaient accompagné son parcours.

À Lannion, ce que Charles Josselin laisse à la Bretagne

L’Amoco Cadiz et la défense du littoral

La catastrophe de l’Amoco Cadiz occupe aussi une place dans cet héritage. Le texte de la Ville de Lannion présente Charles Josselin parmi ceux qui ont compris très tôt que la protection du littoral et de l’environnement relevait d’un bien commun transmis aux générations suivantes.

Cet engagement environnemental s’inscrit dans la même continuité que son action en faveur de la décentralisation et de la justice sociale : donner aux territoires les moyens de protéger leur population, leurs ressources et leur avenir.

Lannion salue une fidélité restée intacte

Au-delà des mandats, l’hommage insiste sur l’attention que Charles Josselin accordait aux autres et sur sa fidélité aux personnes comme aux lieux. Éric Robert évoque un responsable public capable de siéger à Paris, d’entrer au Gouvernement et de parcourir le monde sans perdre le lien avec sa terre d’origine.

Le maire de Lannion clôt son message par ces mots : « La Bretagne perd l’un de ses grands serviteurs. Elle garde son empreinte. »

Source: Ville de Lannion

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