Par la rédaction d’abyssal-design.fr, d’après la notice historique de la Ville d’Hyères.
En 2023, la création de l’escadron 27/6 a porté à 845 l’effectif du Groupement II/6 de Gendarmerie mobile, dont 367 militaires en résidence à Hyères. Ce jalon récent prolonge une histoire commencée sur ce même terrain en août 1944, lorsque le Golf Hôtel, fortifié par la Wehrmacht, constituait encore un verrou sur la route de Toulon.
La chronologie publiée par la Ville d’Hyères relie cinq étapes documentées : les combats de la Libération, la disparition de l’hôtel, la construction de la caserne, les réorganisations successives de la gendarmerie mobile et le développement de nouvelles capacités opérationnelles.
Août 1944 : quarante heures de combat au Golf Hôtel
Une plaque commémorative installée dans l’enceinte de la caserne rappelle ce qui s’est joué sur le site. En août 1944, le Golf Hôtel avait été transformé en position fortifiée par la Wehrmacht. Selon le texte reproduit par la Ville d’Hyères, le verrou résista pendant quarante heures aux attaques de la 4e brigade de la 1re Division française libre.
Le 21 août, les renseignements fournis par Pierre Allaria, un jeune Hyérois, permirent de préparer un nouvel assaut. Cent volontaires du Bataillon d’infanterie de marine du Pacifique, placés sous les ordres du capitaine Magendie, investirent l’hôtel et capturèrent 180 survivants.
La prise du bâtiment accompagna la libération d’Hyères et ouvrit la voie vers Toulon. Le terrain occupé aujourd’hui par le Groupement II/6 conserve ainsi la trace matérielle d’un épisode directement lié à l’avancée des forces françaises dans le Var.

De 1954 à 1957, le Golf Hôtel disparaît du paysage
Dix ans après les combats, l’avenir du bâtiment restait en suspens. En 1954, la municipalité de Hyères demanda à l’État si une décision avait été prise concernant l’ancien Golf Hôtel.
Son état était devenu dangereux. La démolition fut finalement décidée et le bâtiment fut rasé en 1957. Le site perdit alors son édifice emblématique, mais pas sa vocation stratégique : huit ans plus tard, il fut retenu pour accueillir une nouvelle implantation de la gendarmerie mobile.
Cette transition explique pourquoi le souvenir du Golf Hôtel demeure attaché à la caserne. Pour prolonger cette chronologie, la transformation du Golf Hôtel en caserne permet de suivre le lien entre les deux occupations du terrain.
En 1965, le chantier de la nouvelle caserne commence
Les travaux de terrassement débutèrent en 1965. Deux ans plus tard, les escadrons de gendarmerie mobile dissous à Nice et à Grasse devinrent les escadrons 3/22 et 4/22 de la Gendarmerie mobile d’Hyères.
L’année 1967 vit également l’installation du Groupement I/22. Cette structure rassemblait les deux unités hyéroises, les escadrons 1/22 et 2/22 de Marseille ainsi que l’escadron 5/22 d’Orange.

La caserne ne correspondait donc pas à la simple réutilisation d’un terrain libéré par la démolition. Elle devenait le centre d’un ensemble d’unités réparties entre plusieurs villes du sud-est de la France, avec Hyères comme siège du groupement.
En 1991, le Groupement II/6 prend forme
Une nouvelle organisation intervint en 1991. Le Groupement I/22 de Hyères devint le Groupement II/6 de Gendarmerie mobile.
Il comprenait alors les escadrons 21/6 et 22/6 de Hyères, le 23/6 de Grasse, le 24/6 d’Antibes, le 25/6 de Digne-les-Bains et le 26/6 de Gap. Les deux dernières unités étaient spécialisées dans les missions en montagne.
Cette composition montre l’étendue géographique du commandement exercé depuis Hyères. Elle associe des unités littorales et alpines au sein d’un même groupement, tout en maintenant deux escadrons dans la caserne hyéroise.
Le nom du capitaine André Delort depuis juin 2000
Pendant plusieurs décennies, l’établissement resta couramment désigné comme la caserne du Golf Hôtel. Le 9 juin 2000, il reçut officiellement le nom de caserne Capitaine Delort.

André Delort avait participé à la Résistance dans les maquis du Gers. Deux fois cité sur sa Croix de guerre 1939-1945, il est mort pour la France le 26 mars 1962 à Alger. Son nom ajoute une seconde mémoire militaire à celle de la Libération d’Hyères déjà portée par le terrain et sa plaque commémorative.
Le baptême relie ainsi deux parcours distincts : celui d’un lieu marqué par les combats d’août 1944 et celui d’un officier dont l’engagement avait commencé dans la Résistance.
L’escadron 27/6 complète le dispositif en 2023
La création de l’escadron 27/6 de Hyères constitue l’évolution la plus récente datée par la source municipale. Elle porte l’effectif du groupement à 845 personnes, dont 367 en résidence à Hyères.
La notice décrit aussi la présence de l’un des neuf plots blindés zonaux du territoire métropolitain et le développement d’une capacité drone. Ces moyens complètent les unités mobiles rattachées au groupement.
La caserne abrite également une Section d’appui à la mobilité. Cette structure entretient et répare plusieurs centaines de véhicules de différents types appartenant à la gendarmerie et à d’autres administrations de l’État. Un Cercle-Mixte assure par ailleurs des services d’alimentation et d’hébergement.
Le dernier jalon précisément daté par la Ville d’Hyères reste la création de l’escadron 27/6, en 2023.
Source: Ville dHyeres
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Origine et vérifications
Le récit reprend les dates, les unités et les effectifs consignés dans la notice historique publiée par la Ville d’Hyères.
- Vérification de la séquence entre les combats d’août 1944 et la démolition de 1957
- Contrôle des dates de construction et de réorganisation des groupements
- Vérification du baptême de la caserne au nom d’André Delort le 9 juin 2000
- Distinction entre l’effectif total de 845 personnes et les 367 en résidence à Hyères
- Source
- Ville d’Hyères
- Portée
- Hyères
- Mis à jour
- 2026-08-19 07:35
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